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Retour à l’emploi : quatre exemples pour quatre parcours

01/02/2010 (Solidarités)

Insertion professionnelle. Le Conseil général axe son action sur tout ce qui peut aider une personne à retrouver sa place dans a société.En matière de cohésion sociale et d’insertion, le Département a choisi d’axer ses politiques autour de tout ce qui peut aider une personne à retrouver sa place dans la société. Il propose des actions dans les domaines du logement, de l’accès au soin,  de la formation, de la recherche d’emploi….
Tout un réseau de professionnels est présent à travers le territoire, dans les 12 Maisons de la solidarité départementale. Trouver des solutions personnalisées aux bénéficiaires du RSA dans leur parcours professionnel, telle est la mission des animateurs locaux d’insertion (A.L.I.). Opiniâtres et astucieux, ils multiplient les démarches pour trouver formations et emplois. Quatre exemples pour quatre parcours.

 

Alain et sa petite entreprise

Membre d’une communauté de gens du voyage sédentarisée près de Pau, Alain, quarante ans, a longtemps pratiqué la vente itinérante en porte-à-porte. Devenu père de famille, il lui était devenu difficile de concilier cette activité avec la scolarisation de ses enfants. Au chômage puis ensuite au RMI, pour s’en sortir, Alain a eu l’idée de monter un magasin de pièces détachées automobiles d’occasion. Pas facile quand on a arrêté l’école en troisième de s’attaquer à la création d’une entreprise. Que cela soit pour louer un local et garantir le sérieux d’Alain, l’orienter vers les conseillers de la Chambre de Commerce pour créer la société ou bien encore pour régler un problème de voirie situé devant la boutique, Pierre Clos, animateur local d’insertion et référent d’Alain, a apporté conseils et solutions. Résultat : une petite entreprise créée (il y a maintenant trois ans) et deux emplois assurés.
 

Kader, une formation pour se requalifier

Bénéficiaire du RSA depuis 18 mois, Kader témoigne avoir été « confronté à trop d’échecs dans sa recherche d’emploi. » A 27 ans, titulaire d’une formation technique en électricité un peu obsolète, ce jeune palois enchainait les petits boulots et ne savait plus trop vers quoi se diriger. C’est une assistante sociale qui lui a conseillé de se faire épauler par un animateur local d'insertion, en l’occurrence Jean-François Brune. Les deux hommes ont « structuré une recherche ». Le résultat ? Une formation de dix mois démarrée à l’automne 2009 sanctionnée d’un CAP d’électricité. Kader est ravi de sa collaboration avec le Conseil Général : « c’est plus personnalisé qu’avec l’ANPE. » Jean-François Brune a négocié le coût de la formation et en a trouvé le financement auprès du Conseil Général. Kader a maintenant de meilleures chances de trouver un emploi stable qui lancera sa carrière.
 

Jacqueline et Carole, un nouveau métier pour un nouveau départ

Cumulant des « galères de la vie », Jacqueline, 44 ans, a atterri dans le Béarn il y a quelques années. Cette mère de famille isolée cumulait les petits boulots et menait une existence parfois précaire. C’est au sein de l’association CIEL (comme Chantier Insertion Environnement Lacq) qu’elle termine actuellement un stage de 24 mois. Basée à Mourenx, CIEL propose des CDD à des personnes en difficulté d'insertion en les faisant travailler à l’entretien d’espaces verts ou de mobiliers urbains. « Cela procure une feuille de salaire et c’est déjà énorme » assure Jacqueline. Désormais qualifiée pour un métier, elle imagine se mettre à son compte comme horticultrice. Ce stage de formation a également permis à Carole, une mère au foyer de 45 ans, d’apprendre un métier et de se découvrir une vocation. De plus, cette expérience lui sert de référence et même si, d’après elle, « ce n’est pas facile pour une femme d’être prise au sérieux », elle peut envoyer son nouveau CV aux employeurs potentiels.
 
 

Françoise, un stage et une qualification nouvelle

Après avoir été « ouvrière dans des entreprises de Bayonne comme Chupa Chups ou Ruwel », Françoise a connu le chômage de longue durée et le RMI depuis quatre ans. Une première formation -via l’AFPA- comme assistante de vie n’a pas été concluante et Françoise a connu, en plus, quelques problèmes de santé. C’est une assistante sociale qui l’a guidé vers les services du Conseil Général. Après une analyse de son profil professionnel, Françoise s’est vue financer un stage d’agent de sécurité. Le Conseil Général a payé le stage, le trajet, les repas et même « jusqu’à la tenue de travail » précise Françoise. Celle-ci a pu ensuite trouver des emplois en CDD, touche le complément RSA et a récemment passe le SIAP (sécurité incendie) afin d’étoffer ses nouvelles compétences.
 
Contact :
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En savoir plus :
La fiche : Bénéficier du rSa
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